Outil
Ce qui tient
à quoi.
Rémunération, impôt sur les sociétés, dividendes, cotisations : ces quatre grandeurs ne se règlent pas séparément. Saisissez vos chiffres et vos taux, l'outil déroule l'enchaînement. Il ne vous dira pas quoi choisir.
Pourquoi comme ça
Vos taux, pas les nôtres.
Aucun taux n'est écrit dans cette page. Ni le taux d'impôt sur les sociétés, ni celui de vos cotisations, ni celui qui frappe vos dividendes. Ils dépendent de votre statut, de votre tranche, de votre exercice et de la loi de finances en vigueur — et ils bougent.
Un taux recopié sur le site d'un cabinet d'expertise comptable est faux pour une partie des lecteurs le jour où il est écrit, et pour tous quelques années plus tard. Vous les lisez sur vos propres avis : ce sont les seuls qui vous concernent.
Ce que l'outil apporte n'est donc pas un chiffre, c'est un ordre : quel maillon commande lequel, et où se trouve la boucle que personne ne tient de tête.
Vos chiffres
Deux répartitions, côte à côte.
Les mêmes chiffres de société et les mêmes taux, deux façons de se payer. L'outil déroule l'enchaînement pour chacune. Il ne met rien en avant : l'écart entre les deux colonnes n'est pas un classement.
cnbexpertise.com
Enchaînement rémunération, impôt et dividendes
Document établi par vous-même, à partir de montants que vous avez saisis dans votre navigateur. Il n'est ni un avis, ni une attestation, ni un document du cabinet, et il n'engage personne. Aucun de ces montants n'a été transmis à qui que ce soit, et rien n'en a été conservé.
01 — Votre société
02 — Votre statut
03 — Vos taux
Relevez-les sur vos propres avis et déclarations. Nous n'en écrivons aucun.
04 — Deux façons de vous payer
Ce que ça donne
Cet outil ne désigne pas de gagnant, et l'écart entre les deux colonnes n'est pas un classement. Il ne modélise ni la retraite, ni la prévoyance, ni les indemnités journalières — or une rémunération ouvre des droits qu'un dividende n'ouvre pas.
Rien de ce que vous saisissez ne quitte votre appareil : le calcul s'exécute dans votre navigateur, aucune requête n'est envoyée et rien n'est enregistré, pas même localement. C'est pour cette raison qu'il n'y a pas de bouton « sauvegarder ».
Cet instrument est mis à disposition gracieusement, pour montrer notre manière de travailler. Il restitue des dates, des ordres de grandeur et des points à instruire — jamais un avis. Son résultat ne se substitue ni à l'examen de votre situation, ni à un document signé par un expert-comptable, et son usage ne constitue pas une mission : il n'engage donc pas la responsabilité du cabinet.
La chaîne
Six maillons, dans cet ordre.
Le deuxième et le cinquième sont ceux qui se voient le moins, et ce sont eux qui font les mauvaises surprises.
- La rémunération sort de la base imposable — Elle est déductible du résultat : chaque euro de rémunération réduit d'autant la base sur laquelle l'impôt sur les sociétés se calcule. C'est le seul point que tout le monde connaît, et c'est le premier maillon.
- Mais elle engendre des cotisations, elles aussi déductibles — Les cotisations assises sur cette rémunération sont une charge de plus, déductible elle aussi. La base imposable baisse donc deux fois — de la rémunération, puis des cotisations qu'elle a fait naître. C'est le maillon que l'on oublie.
- L'impôt sur les sociétés s'applique sur ce qui reste — Et ce qui reste après impôt est le seul gisement dans lequel un dividende peut être prélevé. Une rémunération plus forte réduit donc mécaniquement le distribuable, avant même qu'on ait parlé de distribution.
- Au-delà d'un seuil, le dividende redevient assiette de cotisations — Pour le gérant majoritaire, la fraction de dividendes qui dépasse dix pour cent du capital, des primes et des sommes en compte courant supporte des cotisations. En deçà, elle n'en supporte pas. Le dividende cesse alors d'être un simple revenu du capital.
- Le seuil bouge avec le compte courant, et cela surprend — Ce seuil n'est pas fixe : il dépend de ce que vous avez laissé dans la société. Vous faire rembourser votre compte courant abaisse le seuil, et rend cotisable une part de dividende qui ne l'était pas l'année d'avant, à distribution identique.
- L'imposition personnelle ferme la chaîne — Rémunération et dividende sont ensuite imposés entre vos mains, selon des règles qui ne sont pas les mêmes. C'est le dernier maillon, et c'est celui qu'on regarde en premier — d'où les arbitrages faits à l'envers.
Les quatre angles morts
Ce qu'aucun calcul ne fait apparaître.
Comparer deux taux ignore ce que la rémunération achète en plus de la trésorerie. Ce n'est pas un argument pour la rémunération : c'est un argument contre la comparaison au seul taux instantané.
- Les droits que la rémunération ouvre — Retraite de base et complémentaire, prévoyance, indemnités journalières : un dividende n'en ouvre aucun. Deux dirigeants qui encaissent le même net peuvent avoir des situations radicalement différentes dix ans plus tard, ou le lendemain d'un arrêt de travail.
- La régularité de votre résultat — La rémunération est une charge fixe, versée qu'il y ait bénéfice ou non. Le dividende suppose un bénéfice distribuable et une décision d'assemblée. Sur une activité irrégulière, ce n'est pas le même risque de trésorerie.
- Ce que vous comptez faire de la société — Céder, transmettre, réinvestir, monter une holding : chacune de ces perspectives change l'intérêt de laisser du résultat dans la société. Une politique de distribution se pense sur l'horizon du projet, pas sur l'exercice.
- Le caractère normal de la rémunération retenue — Trop élevée au regard des fonctions réellement exercées, elle expose sa déductibilité. Trop faible pendant que la société distribue massivement, elle attire l'attention sur la qualification des sommes versées. L'outil ne porte aucun jugement là-dessus.
Questions fréquentes
Ce que l'outil fait, et ce qu'il ne fait pas.
Pourquoi dois-je saisir moi-même les taux ?
Parce qu'ils dépendent de votre statut, de votre tranche, de votre exercice et de la loi de finances en vigueur. Un taux codé dans une page web est faux pour une partie des lecteurs le jour où il est écrit, et pour tous quelques années plus tard. Vous les lisez sur vos propres avis : c'est la seule source qui vous concerne.
Laquelle des deux répartitions est la meilleure ?
Cet outil ne répond pas à cette question et n'a pas été construit pour y répondre. Il montre ce que chaque répartition déclenche. Le choix suppose de regarder vos droits sociaux, la régularité de votre résultat, votre situation fiscale personnelle et votre projet — quatre choses qu'une page web ne voit pas.
Le seuil de dix pour cent s'applique-t-il à tout le monde ?
Non. Il concerne le dirigeant relevant du régime des travailleurs non salariés, typiquement le gérant majoritaire de SARL. Le président de SAS, assimilé salarié, n'y est pas soumis : décochez la case et la ligne disparaît du calcul.
Pourquoi le résultat après impôt limite-t-il mon dividende ?
Parce qu'un dividende se prélève sur un bénéfice distribuable, pas sur la trésorerie. Si vous saisissez un dividende supérieur à ce que l'exercice dégage, l'outil vous le signale et retient le montant disponible. Des réserves antérieures peuvent exister : elles ne sont pas prises en compte ici.
Puis-je m'en servir pour arrêter ma décision ?
Non. Il sert à comprendre l'enchaînement et à préparer la conversation, pas à la remplacer. Le bon livrable d'une instruction sérieuse n'est pas un chiffre, c'est deux ou trois scénarios documentés et une trace au dossier de la raison pour laquelle celui-là a été retenu.
L'arbitrage se prépare en début d'exercice, pas en décembre.
La rémunération se décide et se verse pendant l'exercice ; le dividende se décide après, à l'assemblée. Instruit en décembre, l'arbitrage ne porte plus que sur la moitié des leviers.